Letroisième dimanche de juin, honneur aux pères. Pris par le quotidien, souvent accaparés par leur travail, ils s’impliquent pourtant de plus en Etla Bible dit ; « On ne fera point mourir les pères pour les enfants et l’on ne fera point mourir les enfants pour les pères, on fera mourir chacun pour son péché » Dt 24.16 « L’âme qui pèche, c’est elle qui mourra » Ez 18.4 « Vous dites : Pourquoi le fils ne porte-t-il pas l’iniquité de son père ? C’est que le fils a Lafête des pères heureuse avec le fils de silhouette monte son cou du ` s de père aux crêtes de montagne dans la conception de v. Pêche. Santa Claus Father Christmas Cartoon Character . Père et fils regardant le lever de soleil. Jour heureux du ` s de père. Jour heureux du ` s de père. Aventure d'été de père et de fils. Vecteur du jour de père - “mon père est le père le plus Vay Tiền Nhanh Ggads. 5ème dim. ord. C Parallèles Mc 1,14-20 ; Mt 4,18-22 ; Jn 1,35-51 L’appel des premiers disciples dans l’évangile selon saint Luc a une couleur bien particulière. Marc et Matthieu soulignaient à cet endroit l’immédiateté de la réponse à l’appel de Jésus en un récit bref de cinq versets. Luc insère cet appel dans un passage comprenant un enseignement de Jésus et une pêche miraculeuse. Tandis qu’André a disparu de la scène, le personnage de Simon Pierre obtient une place majeure. Jésus monte dans sa barque et Simon lui confessera son état d’homme pécheur. Dans les récits parallèles, les évangélistes Matthieu Mt 4,18-22 et Marc Mc 1,16-20 ne notaient aucune parole des disciples et pour seul geste l’abandon des filets. La barque de sa Parole Lc 5,1 Or, la foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu, tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth. 2 Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. 3 Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’écarter un peu du rivage. Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules.5,1-3 La barque de sa Parole Ce qui d’emblée peut nous surprendre, c’est le rapprochement, voire l’identification, entre Jésus et la parole de Dieu. L’empressement de la foule ne tient pas aux signes et miracles précédents mais à la parole de Dieu provenant de Jésus. Nous le devinions déjà le Nazaréen est l’aujourd’hui 4,14-21,et l’accomplissement de cette Parole divine, une Bonne Nouvelle pour un temps de grâce. Dans ce passage, la barque est mise en évidence le mot est répété trois fois. Le choix de celle de Simon, nous rappelle qu’il ne nous est pas inconnu depuis la guérison de sa belle-mère 4,38. Dans l’évangile de Luc, Jésus est celui qui vient prendre place dans la vie des croyants. Nous le reverrons encore à l’occasion de la rencontre avec Zachée chez qui il souhaite demeurer 19,5. Jésus est souvent celui qui prend place chez les uns et les autres, pour mieux les déplacer. Et c’est bien un déplacement, une conversion à laquelle va être appelé Simon, au sein d’une barque, barque du quotidien, obligeant à la proximité. Avance au large 5,4-7 5, 4 Quand il eut fini de parler, il dit à Simon Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche. » 5 Simon lui répondit Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. » 6 Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer. 7 Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient. Le signe de la pêche Les deux barques étaient sur le rivage, et eux nettoyaient vainement leurs filets. La pêche était finie. D’ailleurs il n’y a pas eu de pêche. Tant de peines pour rien. Pourtant Jésus leur demande de ragréer. Rien que ça. Bien plus, comme un gars de la campagne qui n’y connaît rien en navigation, il leur demande, avec aplomb, d’aller en plein jour quand le poisson s’enfonce au frais, pêcher plus loin, donc un endroit encore plus profond… Étonnamment, Simon accepte. Là encore la parole de de Jésus est au cœur du récit. C’est sur sa parole, une parole de grâce, pleine de folie et de déraison aux yeux des hommes, une parole de Dieu, que Simon, le pêcheur professionnel se laisse embarquer, se laisse diriger. Si la pêche de Simon et ses compagnons s’était conclue par un échec, malgré leur savoir-faire, la pêche de Jésus est surabondante et aussi déraisonnable que sa Parole. Sa parole de Salut ne permet pas seulement aux poissons de foisonner au milieu des filets, elle oblige aussi au rassemblement des deux barques. Jésus a fait passer du savoir-faire » ces pêcheurs du lac à un faire-savoir » de ces futurs disciples qui est, déjà, celui du signe et du témoignage. Le récit de cette pêche fait écho au le livre du prophète Ézéchiel Éz 47, 9 En tout lieu où parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et foisonner. Le poisson sera très abondant, car cette eau assainit tout ce qu’elle pénètre, et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent. 10 Alors des pêcheurs se tiendront sur la rive depuis Enn-Guèdi jusqu’à Enn-Églaïm ; on y fera sécher les filets. Les espèces de poissons seront aussi nombreuses que celles de la Méditerranée. Au lac de Génésareth, voici ces pêcheurs sur le rivage, ces filets à sécher, et ces poissons nombreux. La pêche miraculeuse rend compte de l’abondance attendu mais aussi du jugement comme le souligne la réaction de Simon Pierre. Cf. série podcast Pêches bibliques 5, 8 A cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. » 9 En effet, un grand effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ; 10 et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. » 11 Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent. Éloigne-toi de moi On se serait attendu à des cris de joie, des chants de louange à la suite d’un tel miracle. Mais le récit montre une réaction d’effroi et un tableau plutôt sombre qui contraste avec une pêche généreuse. Il faut comprendre le grand effroi de Simon dans son acception biblique. La crainte représente le sentiment du croyant face à Dieu, le juge divin. La réaction de Simon est significative de la reconnaissance même d’une présence divine devant laquelle l’homme se sent indigne du fait de ses péchés. Le saviez-vous ? Au Large Biblique, c’est aussi un podcast écoutez-le ! En une phrase Simon confesse ainsi sa faiblesse, sa condition pécheresse et, en même, il reconnaît en Jésus la présence même du Seigneur et juge eschatologique. La réaction de Simon est presque risible. À bord de cette petite barque, sur ce lac, au large, sans échappatoire, Simon-Pierre demande à Jésus Éloigne-toi de moi, Seigneur. En fait, il n’est nulle besoin de s’éloigner. Le royaume est proche annonçait Jésus et il n’a jamais été aussi proche de Simon-Pierre. Jésus s’est embarqué avec lui, ou plutôt a embarqué ce pécheur Galiléen avec lui, pour lui être plus proche. Ainsi Jésus appelle Simon non en raison de ses capacités de marin-pêcheur mais parce qu’il s’est reconnu comme humble pécheur s’étant laissé capturer à la Parole de Jésus. Vers la vie Loin de condamner, de réprimer Simon, Jésus l’appelle à la mission. Ce sont des hommes que tu prendras ou plus littéralement, que tu auras à capturer vivants. Cet appel fait écho au livre du prophète Jérémie annonçant la délivrance de son peuple exilé et bafoué Jr 16, 15 […] Je les ferai revenir sur leur sol, celui que j’ai donné à leurs pères. 16 Voici que j’envoie en grand nombre – oracle du Seigneur – des pêcheurs qui les pêcheront Car Jésus se révèle ici comme un pourvoyeur de Salut, de pêche à partager, de vie surabondante. Plus que la pêche miraculeuse, Simon est ici le signe même de la mission évangélique appeler des pécheurs, les tirer hors du mal pour les faire revivre. Jésus ouvre Simon et ses compagnons non plus sur un lac fermé mais sur un monde ouvert, où la parole de Dieu retentira en son Fils. Laissant là tout, y compris une pêche surabondante et lucrative, ils le suivirent. L’épisode annonce bien des rencontres salvatrices avec les pécheurs de tout bord et de toute barque la pécheresse chez Simon le pharisien 7,36-50, les deux fils de la parabole du père miséricordieux 15,11-32, Zachée 19,1-10, le larron en croix 23,26-43 et très bientôt Lévi le publicain 5,27-32. l'essentiel Selon le Monde et l'AFP, l’accord, dont la signature doit avoir lieu dans les prochains jours, garantit les droits de pêche des flottes des deux parties dans leurs eaux respectives jusqu’à la fin de 2021. L’échange de quotas sera possible. C’était l’un des principaux points de tension malgré l’accord du Brexit. L’Union européenne et le Royaume-Uni ont réussi, mercredi 2 juin, à trouver un accord de principe sur la question de la pêche, a annoncé la Commission européenne, selon Le Monde et l'AFP. Un accord jusqu'à fin 2021 Ils sont parvenus à s’entendre sur les captures par leurs navires de pêche dans les stocks de poissons gérés conjointement pour 2021. L’accord a été finalisé entre le commissaire européen à la pêche, Virginijus Sinkevicius, et George Eustice, le secrétaire d’Etat à l’environnement, à l’alimentation et aux affaires rurales britannique. "Cet accord assure la prévisibilité et la continuité pour nos flottes avec des TAC [totaux admissibles de capture] définitifs pour le reste de l’année", a annoncé le commissaire dans un communiqué. "Cela prouve que deux partenaires des deux côtés de la Manche peuvent trouver des accords et aller de l’avant s’ils travaillent ensemble", s’est-il félicité. Cet accord assure les droits de pêche des flottes de l’Union européenne et du Royaume-Uni dans leurs eaux respectives jusqu’à fin 2021. Il fixe le TAC pour 75 stocks de poissons partagés pour 2021, ainsi que pour certains stocks de pêche en eaux profondes pour 2021 et 2022, rapporte Le Monde. Il précise également les limites d’accès pour les espèces hors quotas. L'Union européenne a dû renoncer à 25 % de ses captures dans les eaux britanniques La signature de l’accord devrait avoir lieu dans les prochains jours. Elle permettra également aux deux parties de procéder à des échanges de quotas. C'était le point le plus dur de la négociation de l’accord commercial post-Brexit conclu entre l’Union européenne et le Royaume-Uni. Les prises des pêcheurs de l’Union dans les eaux britanniques pèsent quelque 650 millions d’euros chaque année. Le compromis trouvé reste une source de tensions, explique le quotidien. Les flottes européennes ont dû renoncer à 25 % de leurs captures dans les eaux britanniques à l’issue d’une période de transition courant jusqu’en juin 2026. Cet accès sera ensuite renégocié chaque année. Les pêcheurs de l'Union européenne estiment que cela va empêcher toute visibilité et bloquera les investissements. L’obligation d’obtenir des licences ajoute au mécontentement. Les navires français vont devoir prouver qu’ils pêchaient déjà dans la zone sur la période de référence 2012-2016, ce qui peut s’avérer compliqué pour les bateaux les plus petits, qui ne sont pas forcément équipés de systèmes d’enregistrement et de géolocalisation. J’ai peut être été trop influencée par Stone et Charden mais à la Normandie, jusqu’à présent, j’associais surtout les vaches et les fromages, les champs de pommes et le cidre, les maisons à colombages et les paysages verts que j’avais pu voir autour de Cambremer. Alors quand on m’a proposé de découvrir un autre visage de cette région, celui de la pêche, et une destination bien précise, Granville, je n’ai pas hésité une seconde. Cet été j’étais en vacances à Douarnenez, très marquée par son histoire autour de la sardine et aujourd’hui encore, par l’univers des pêcheurs. Le coup de foudre est peut être moins facile et immédiat qu’avec une station balnéaire et ses belles villas mais j’ai vraiment aimé l’ambiance et l’identité de cet endroit. J’étais donc très curieuse d’en apprendre plus sur cette activité que je ne connais qu’à travers la fiction Noir Océan, Le grand marin… 1-Partir en mer à la rencontre des pêcheurs La vie est pleine de surprises. J’étais loin de m’imaginer, avant d’être à Granville, me retrouver, assise à bord d’un zodiac, vêtue d’une combinaison jaune de marin et sauter de vague en vague. On avait eu quelques consignes au petit déjeuner surtout ne pas partir le ventre vide, éviter les laitages et manger une banane. Mince c’est le seul fruit que je n’aime pas, pour le reste j’ai tout bien fait comme on m’a dit… et par précaution, j’ai pris du nausicalm dans mon sac. Au début en sortant du port, je me suis un peu demandée pourquoi on portait toutes cette tenue pas forcément seyante sur nous on nous repérait de très très loin . Et puis après une première séance de rodéo sur les vagues, j’ai compris que 1 je ne sortirai pas mon appareil photo de mon sac par peur de le mouiller et 2 que j’aillais d’ailleurs mettre mon sac à l’abri dans un compartiment étanche adieu nausicalm. Pendant le trajet du retour, en voulant aller plus vite que les vagues, on s’en ai pris une ou deux en pleine face c’est ce qui s’appelle un soin visage à l’eau de mer et cette fois je me suis rappelée le sms reçu le jour de mon départ pense bien à prendre une paire de chaussures de rechange ! . Bref cela secouait pas mal mais cela ne tanguait pas, ce qui n’était pas forcément le cas au bord des bateaux de pêche que nous avons rencontrés » et suivis en mer. Du coup quand il a été question de monter à bord de l’un d’eux un spécialisé dans la pêche des bulots, l’autre dans celle des homards, mon intuition m’a dit tangage + odeur du moteur +odeur du poisson + station debout prolongé »= mal de mer. Comme j’avais très moyennement envie de vomir mon petit déjeuner devant tout le monde même devant personne d’ailleurs, je suis restée seule avec le conducteur du zodiac quand même qui me demandait sans cesse si j’allais bien. Je devais être un peu pâlichonne faut croire. Le ciel n’a jamais été aussi bleu qu’à ce moment là, les oiseaux tournoyaient autour d’un bateau, les rayons du soleil se reflétaient dans la mer, le moment était magique. Seule sur le zodiac limite de loin, on aurait pu croire que c’était MON zodiaque et que je le pilotais….ok de très très loin, j’ai pu observer les pêcheurs remonter les casiers à bulots, les trier sur le bateau en les passant dans une machine pour rejeter aussitôt à la mer les bulots trop petits. Une fois que tous les casiers d’une même ligne on parle de filière repérable en mer grâce à un petit drapeau étaient vides sur le pont et rangés dans un ordre précis, j’ai regardé ces hommes remettre les casiers, un à un, à l’eau dans une succession de gestes faisant penser à un ballet c’était pas vraiment le moment de leur demander s’ils avaient déjà vu Philippe Katherine dans les rues de Granville..oui il parait qu’il vient en vacances régulièrement ici . Cerise sur le sel marin, en continuant notre traversée vers Chausey, nous avons eu la chance d’être accompagnés pendant quelques minutes pour un groupe de dauphins. Le dauphin n’étant pas très au fait avec le concept de selfie, il est bien difficile sans mode rafale – et mon appareil photo était toujours dans le compartiment étanche- de le saisir au bon moment mais je vous assure que j’étais émerveillée de les voir d’aussi près. 2-Débarquer aux îles Chausey Aller à Granville et ne pas faire la traversée jusqu’aux iles Chausey si les conditions météo le permettent bien-sûr c’est un peu comme être en vacances à Saint Malo et ne pas se balader sur la digue ou venir à Lyon et ne pas s’offrir une douceur aux pralines. J’y suis restée peu et le ciel était alors gris mais j’ai tout de suite aimé l’atmosphère de bout du monde » qui s’en dégage. Je n’aurais pas marché comme un manchot dans ma salopette jaune imperméable légèrement trop grande, j’aurais peut être filer plus loin. Là je me suis contentée de regarder le chapelet de rochers en face de l’endroit où nous avons débarqué, les quelques habitations plantées ici et là, et les chemins montant derrière et promettant d’autres découvertes et panoramas. . La compagnie Vedettes Jolie France permet d’effectuer la traversée depuis Granville jusqu’aux îles Chausey avec des horaires qui varient selon les saisons. 3-S’attabler à l’Hôtel du Fort et des îles pour des bulots mayo et un homard rapido Les îles Chausey ce ne sont pas les Champs Élysées pas de vendeur de cartes postales avec des jeux de mots sur le bulot allez je suis sûre que vous en avez au moins un en tête, pas de commerces pour ceux qui auraient oublié leur pique nique et un seul hôtel restaurant, l’Hôtel du Fort et des îles dont la terrasse avec vue est à elle seule une raison de s’y arrêter. A l’intérieur de l’hôtel restaurant, le petit salon où j’imaginais déjà le feu crépiter évoque l’intérieur d’un navire avec sa petite porte lambrissée et quand on grimpe les escaliers de bois, on parvient à des chambres où j’aurais bien pris mes quartiers étant donné la vue offerte à chacune des fenêtres. Mais je n’étais là ni pour dormir ni pour prendre le petit déjeuner dans cette pièce avec vision panoramique sur la mer. J’étais là pour le déjeuner et au menu, vous avez deviné, les fameux bulots-mayonnaise aussi traditionnel ici que le pâte en croûte à Lyon suivi d’un homard rapido ou comment servir du homard de manière totalement décomplexée c’est à dire avec des frites, façon ici on mange cela souvent ». Hôtel restaurant du Fort et des îles île Chausey en haut à gauche de la cale, face à la mer 4-Humer l’air iodée sur la promenade du Plat Gousset Les lyonnais ont leur promenade sur les bords de la Saône ou du Rhône, les granvillais, eux, ont celle du Plat Gousset avec un départ juste au pied de l’hôtel des Bains où je logeais. Avec ses 160 cabines planches qui peuvent se louer, même si aujourd’hui se changer sur la plage est rentré dans les usages, ses gros rochers surplombés de belles villas d’un côté et la plage avec sa piscine d’eau de mer, de l’autre côté, elle est le rendez-vous des locaux comme des touristes, des baigneurs ou des flâneurs, des rêveurs solo ou des couples de tout âge. Je n’ai pas trafiqué mes photos je l’ai parcourue une fois avec un ciel gris et une autre fois avec plus de soleil. Le Plat Gousset est le nom de la plage en centre ville de Granville. Elle doit son nom à une petite poche du gilet dans lequel on mettait son porte monnaie. Quand cette poche était plate, cela signifiait que le promeneur n’était plus en mesure d’aller flâner au Casino alors payant d’accès celui que vous voyez un peu plus bas sur mes photos Contrainte de rebrousser chemin au moment où la promenade disparaissait sous les flots, j’ai levé la tête vers une volée d’escaliers que j’ai décidé d’emprunter. 5-Marcher sur les pas de Christian Dior Parvenue en haut des escaliers, je suis arrivée dans le jardin du Musée de Christian Dior. Je n’ai pas eu le temps de visiter la villa dite Les rhumbs’, qui fut la maison d’enfance du célèbre couturier. Elle accueille aujourd’hui des expositions temporaires ou présente les collections du musée selon les périodes de l’année. Aménagé entre 1906 et 1930 avec sa mère Madeleine, le jardin qui surplombe la mer, face aux îles anglo-normandes, fut une source d’inspiration pour lui et en y restant, même un court passage, on comprend pourquoi. 6-Grimper en haut des remparts de Granville Il faut croire que les pentes de la croix rousse me manquaient ou qu’elles me donnent un peu d’entrainement mais à peine après être redescendue des hauteurs côté promenade du Plat Gousset, j’ai emprunté une nouvelle volée d’escaliers pour aller voir Granville depuis les remparts. Ceinturant la Haute Ville de Granville à visiter aussi, le tour des remparts offre au regard de nouvelles perspectives sur les différentes côtes et plages d’un côté, sur le port et encore la mer de l’autre côté. cet effort méritait bien un bulot au chocolat, non ? Échauguette ou porte de garde où les pères de famille assuraient la surveillance de la ville Si vous longez les remparts jusqu’au bout, vos pas vous mèneront à la Pointe du Roc 7-Prendre un bain chaud en écoutant le bruit des vagues à l’hôtel des Bains Oui on dirait une phrase tirée d’un papier du magazine Elle 48h dans la vie de .. » où une star essaie de convaincre son lectorat que son quotidien est absolument normal et banal alors que pas du tout. N’empêche que je prends peu de bains chez moi plus par manque de temps -vous savez la fameuse seconde journée, celle qui se termine par un soupir de soulagement quand les enfants sont enfin au lit- que par conscience écologique, avouons-le et puis j’avais la chance d’avoir une chambre avec vue sur mer et la mer est vraiment au pied de l’hôtel alors, en rentrant d’une ballade, j’ai ouvert grand les fenêtres et j’ai écouté leur roulis dans une baignoire plein de mousse cliché jusqu’au bout. Le gros point fort de l’Hôtel des Bains est bien entendu son emplacement et j’ai essayé d’en profiter autant que j’ai pu, non pas en allant jouer au casino mais en m’asseyant juste derrière les fenêtres de ma chambre pour admirer les milles lumières qu’offre la Normandie. A noter au petit déjeuner est proposé un très bon viking …c’est de pain dont il s’agit vous pouvez l’acheter dans la boulangerie juste derrière l’hôtel. Hôtel des Bains 19 rue Georges Clémenceau Granville 8-Découvrir le bulot de la Baie de Granville Le produit star associé à Granville est le bulot, qui répond aussi aux noms de calicoco » je suis sûre que Julien Doré pourrait le mettre dans une de ses chansons ou Buccin. Les 3/4 de la production française sont pêchées en Normandie dont la baie de Granville. C’est à l’occasion de la remise de la certification pêche durable MSC » du bulot que j’ai été invitée à Granville ce grand week-end a donc été l’occasion de faire connaissance avec le bulot, d’en savoir plus sur la pêche durable de la récolte » à l’assiette. Le bulot Une pêche raisonnée et la cerfication MSC L’histoire de la pêche du bulot n’est pas sans rappeler celle de la sardine découverte cet été à Douarnenez. Dans les deux cas, fut un temps où les hommes ne se posaient pas la question de l’épuisement de la ressource jusqu’au jour où la pêcherie a montré des signes d’essoufflement. La profession s’est alors engagée dès 2004 dans une politique volontariste de restauration de la ressource . Les quotas journaliers ont été réduits de 15%, le temps de pêche a été réduit à partir de 2007 avec une fermeture complète en janvier, le nombre de licences de bateaux de pêche a diminué et l’écartement des barrettes de tri a lui augmenté changeant la taille moyenne des bulots capturés. Concrétisation de ces efforts la pêcherie de Bulot de la Baie de Granville est entrée officiellement en avril 2014 dans la démarche d’écolabellisation Pêche Durable MSC » de l’ONG Marine Stewardship Council MSC, un label que les pêcheurs normands connaissent bien puisqu’il a déjà été attribué en juin 2011 à la pêcherie de Homard du Cotentin et de Jersey. Pour Didier Leguélinel La certification Pêche Durable MSC » s’inscrit dans une suite de démarches de qualité entreprises depuis de nombreuses années et qui visent toutes à mieux valoriser le travail des pêcheurs. Pendant longtemps, nos efforts ne se sont pas traduits par une meilleure rémunération. Maintenant, c’est le cas la qualité supérieure du bulot de la Baie de Granville est reconnue. De plus, la moindre pression de pêche a permis de ne plus avoir de surproduction. Mieux encore, qualité et durabilité riment avec nouveaux marchés Le marché asiatique, qui se fournissait auparavant à bas prix chez les anglo-saxons, a découvert la qualité de notre production. Nous avons su faire la différence. » En tant que consommateur, sachez que le label pêche durable » se retrouve aussi bien sur les emballages de poissons surgelés, que sur des conserves ou des poissons emballés au rayon frais. Parallèlement à cette certification, les professionnels de la pêche se sont lancés dans une démarche d’Indication Géographique Protégée IGP, qui permettra de protéger la dénomination Bulot de la Baie de Granville »au sein de l’Union Européenne et qui assurera au consommateur que le produit qu’il a dans son panier a les caractéristiques de son origine géographique. Le bulot dans l’assiette ! Ici ce n’est pas l’heure de vérité mais j’ai toujours essayé d’écrire les choses avec le plus de sincérité possible alors autant le dire je n’avais jamais mangé de bulots avant de venir à Granville et juste avec de la mayonnaise, je n’ai pas eu le coup de foudre si vous aimez les escargots alors vous devriez aimer les bulots. Heureusement Jonathan Datin, chef cuisinier du restaurant l’Edulis, est arrivé et m’a prouvé que les bulots cela pouvait être très bon selon la manière dont on les prépare. Jonathan Datin nous a conseillé de soigner l’assaisonnement de l’eau dans laquelle vous faites dégorger les bulots il y met entre autres du laurier, du thym, des carottes et d’enlever certains parties du bulot les parties noires pas très agréables à la dégustation. Ensuite il a imaginé 3 recettes des tartelettes aux bulotsdes choux aux bulots en croquemis Au restaurant La Citadelle, je les ai dégustés en maki donc découpés en dés très fins et -si les vrais amateurs pourront s’écrier ça ne sent pas assez le bulot », j’ai beaucoup aimé cette façon de les accommoder et de les servir. Normandie Fraicheur Mer propose plein d’autres idées de recettes sur leur site 9-Monter à bord d’une bisquine On me dit bisquine, j’entends biguine et je pense à Marc Lavoine. Trêve de plaisanterie, en 1900, les bisquines étaient des bateaux qui servaient, avec leur 18 m de coque, à draguer l’huitre sauvage. Au nombre de 200 à Cancale et 200 à Granville dans le port actuel et l’avant port, les bisquines partaient à Terre Neuve correctif du 21 nov un lecteur me signale que les bisquines étaient destinées principalement à la pêche dans la baie alors que les bateaux qui partaient à terre neuve étaient des terre-neuva comme le marité, bateaux à trois mats destinés à la pêche à la morue La Granvillaise a été construite sur les plans d’une bisquine de 1900. Lorsque je suis montée à son bord, nous ne sommes restés que dans le port mais elle fait des sorties en mer et nous avons d’ailleurs vu la Cancalaise, l’autre bisquine, reproduction de l’époque, en arrivant à Chausey. Une fois à bord, chacun est mis à contribution par l’équipage pour hisser la grand voile après Marc Lavoine, Céline Dion, faites taire ce mange-disques dans ma tête et s’initier aux manœuvres de base. Soit je me suis contentée de filmer et de prendre des photos mais le coeur y était. Jonathan Datin était aussi à bord de la Granvillaise, navire considéré d’utilité collective car il embarque des passagers et il n’était pas venu les mains vides. Pour ce pique-nique 4 étoiles, le chef a prouvé, une nouvelle fois, combien il était talentueux pour cuisiner le poisson et on s’est régalé avec du chou fleur à la grecque/maquereau mariné, un tartare de dorade, une brandade de merlan pommes de terre olives champignon et une crème mascarpone abricots prunes. 10- Visiter le quartier de la Haute Ville de Granville Si vous avez l’occasion de suivre une visite guidée de la Haute Ville et d’avoir un guide de l’Office du Tourisme aussi intéressant à écouter que Mélodie, n’hésitez pas une seconde. Vous apprendrez plein d’anecdotes historiques sur ce quartier mais aussi sur l’histoire de la pêche à Granville depuis ses origines, emprunterez les rues les plus typiques et prendrez un peu plus le pouls de la ville. Lorsque vous êtes dans le port, impossible de ne pas remarquer la maison du Guet qui, au départ, avait des colombages des deux côtés. Comme elle est située dans une zone protégée, le propriétaire a du retapisser sa façade sud en ardoise, ce qui lui donne son aspect si Bar La Rafale a l’air plutôt calme mais vu son nom, ça doit tanguer à l’intérieur et il parait que ce bar est un des lieux incontournables de la Haute plusieurs années, les artistes et les brocanteurs se sont installés dans ce quartier Bonus Y a pas que le bulot dans la vie et à Granville Il y a les poissons oubliés aussi Contribuer à une pêche durable quand on n’est pas pêcheur cela se traduit pour Jonathan Datin, chef cuisinier, par le fait de mettre à sa carte des poissons oubliés et donc pas surexploités comme on a vu revenir sur les étals des marchés des légumes oubliés. Il nous en a donné une belle démonstration lors d’un dîner dans son restaurant. En tant que consommateur ou cuisinier amateur, on n’a plus qu’à suivre son exemple. ok il y avait quand même un peu de bulot en amuse-bouche dans des mini choux on est à Granville ! la dorade grise est un des poissons oubliés, servie avec un ragoût de pieds de mouton dont le goût est assez proche de celui des girolles pour moi elle était délicieusele Maquereau marine une heure dans le gros sel puis dégorge une heure dans l’eau puis est plongé une heure dans du vinaigre blanc pour obtenir une cuisson parfaite. Il est servi avec une concassée de tomates à l’orange, une émulsion d’orange et une brunoise de tomates rouges, jaunes et -être la première fois que je goûtais du filet de grondin rouge servi avec du chou rave et une mousseline de carotte Le dessert m’a tellement plu avec son petit chapeau que je l’ai pris en photo sous toutes les coutures sous l’oeil amusé d’une cliente anglaise qui a ensuite détaillé tout le contenu à son mari gâteau noisettes/ sorbet fromage blanc citron chef si votre proposition tient toujours, je veux bien la recette/ figues au vin rouge. Restaurant L’édulis 8 rue de l’abreuvoir Granville Il y a la coquille Saint Jacques aussi Le week-end où j’étais à Granville coïncidait avec le début de la saison des coquilles Saint Jacques une bonne année visiblement, les conditions de reproduction ayant été idéales et les pratiques de pêche jouant aussi un rôle non négligeable . J’ai donc vu lors du festival toute la mer dans l’assiette, des coquilles Saint Jacques vendues à 4 euros le kilo ! Je vous assure que j’ai cru avoir mal lu. Pour info 60 % des coquilles Saint Jacques sont pêchées en Normandie et j’en eu la chance d’en retrouver dans mon assiette au restaurant La Citadelle chef cuisinier Cyrille Doraphe, snackées très légèrement puis finissant de cuire dans un bouillon allumé au dernier moment à table très parfumé à la citronnelle …un véritable régal servies avec des tagliatelles à l’encre de seiche Restaurant La Citadelle 34 rue du port Granville Il y a le homard du Cotentin et de Jersey aussi Le homard du Cotentin et de Jersey est une autre espèce certifiée pêche durable et plus précisément re-certifiée depuis décembre 2016. Le homard n’est pêché que par des petits bateaux comme celui vu plus haut violet avec des casiers, simplement posés sur le fond, ce qui a peu d’impact sur les habitats. Ces homards certifiés arborent désormais un bracelet » d’identification. Estampillé du label bleu du MSC, celui-ci atteste que ce homard est issu d’une pêcherie respectueuse des ressources naturelles et de l’environnement. Je suis repartie de Granville avec deux beaux homards cuits dans un sac réfrigéré et de retour à Lyon, je les ai préparés en risotto, une idée recette pour les fêtes de fin d’année oui c’était un peu Noël avant l’heure . J’ai préparé un risotto au safran et avec un bouillon dans lequel j’avais mis toutes les carcasses des homards. En toute fin de cuisson, j’ai ajouté la chair de homard avant de dresser. D’autres raisons de venir ou revenir à Granville Voilà ce billet un peu fleuve est fini, merci à ceux et celles qui ont lu jusqu’au bout, j’espère vous avoir envie donné envie d’aller à Granville ! Un Grand Merci à Elsa de Michèle Frêné Conseil, à l’équipe MSC France et en particulier Stéphanie et Camille, à Arnaud de Normandie Fraicheur Mer pour cette invitation iodée et normande en compagnie de Sandra, Patrick, Létitia, Annie, Amélie qui m’a permis d’en savoir plus sur la pêche durable et sur le bulot !

2 pères et 2 fils vont à la pêche